
Sur une machine à coudre moderne, le nombre de points affiché sur la molette ou l’écran a de quoi impressionner : d’une dizaine sur un modèle mécanique d’entrée de gamme à plus de 200 sur une électronique haut de gamme. Dans la réalité de l’atelier, c’est nettement plus sobre. La plupart des couturières en utilisent cinq ou six au quotidien et gardent les autres pour des projets précis. Tout l’enjeu, c’est de savoir à quoi sert chacun et, surtout, à quel moment le sortir. On passe en revue les grandes familles, du point droit de base aux points décoratifs les plus travaillés.
Les points du quotidien
Ce sont ceux qu’on enchaîne dès qu’on s’installe derrière la machine :
1- Point droit : le grand classique, celui des coutures d’assemblage bien droites
2- Point droit aiguille à gauche : le même, mais l’aiguille se décale sur la gauche pour longer un bord ou une fermeture
3- Point droit avec point inverse automatique : la machine noue seule le début et la fin de la couture
4- Point droit avec point inverse invisible : comme le précédent, sauf que les nœuds d’arrêt restent discrets
5- Triple point droit extensible : pour une couture à la fois solide et souple, sur les emmanchures, les entrejambes ou les tenues de sport
6- Point zigzag : incontournable pour surfiler et empêcher le tissu de s’effilocher
7- Point zigzag multiple (ou triple zigzag) : idéal pour finir le bord d’un tissu extensible qui a tendance à rouler sur lui-même
8- Point de surjet : avec le pied dédié, il donne une finition de bord bien nette
9- Point overlock (ou point d’épi, ou point plume) : il assemble et surjete les tissus extensibles en un seul passage
10- Point droit stretch (ou élastique) : pour coudre les mailles sans brider leur élasticité
11- Point invisible : pour des ourlets qui ne se voient pas sur l’endroit
12- Point d’ourlet invisible : la variante pensée pour les tissus plus fins
Boutonnières et réparations
Une boutonnière se joue au millimètre : trop large, le bouton file tout seul ; trop serrée, il refuse de passer. Voici les points qui s’en chargent, plus quelques finitions bien utiles :
13- Boutonnière sensor : la machine cale automatiquement la longueur sur la taille réelle du bouton
14- Boutonnière automatique : elle se coud toute seule, il suffit d’indiquer la taille du bouton
15- Boutonnière arrondie : pour les tissus de poids moyen
16- Boutonnière à œillet : pour les tissus délicats et légers
17- Boutonnière à œillet renforcée : pour les tissus de poids moyen à lourd et les gros boutons
18- Boutonnière extensible : pour les tissus qui s’étirent
19- Boutonnière maille : pensée pour les tricots et les mailles
20- Point bouton : pour fixer un bouton, avec le pied adapté
21- Point de raccommodage : pour réparer trous et accrocs
22- Point de renfort : pour consolider les zones qui tirent, comme les entrejambes et les poches
23- Œillet : pour confectionner des œillets
24- Point de bâti : pour bâtir avant l’assemblage définitif
Les points satin
Les points satin reposent sur un zigzag très resserré, réalisé le plus souvent avec un fil fantaisie. On les emploie pour border une couverture ou souligner joliment un contour :
25- Point satin escalier
26- Point de feston satin
27- Point satin diamant incliné
28- Point de feston droit
29- Point satin triangle
30- Point satin diamant
31- Locking stitch : pour bloquer un point de façon invisible
Les points de bordure
Ces points décoratifs habillent le bord d’un tissu :
32- Point de matelassage (ou de rembourrage)
33- Point bord coquille : un feston décoratif sur les tissus fins
34- Point languette : pour les appliqués et les ourlets
35- Point fronceur : pour froncer un ourlet, sur une nappe par exemple
Les points décoratifs
36- Point d’épine : pour réunir deux morceaux de tissu ou broder
37- Point plume : pour poser dentelle et lacets
38- Point croisé (ou point de chausson) : très souple, il finit les matières élastiques
39- Point d’échelle : pour les ourlets à fil tiré ou une fine bande de tissu
40- Point turc : très solide, il pique un élastique plat et assemble en surfilant d’un seul geste
Un dernier conseil de terrain : avant de vous lancer sur votre projet, testez toujours le point retenu sur une chute du même tissu. Le rendu change du tout au tout entre un jersey et une toile épaisse, et deux minutes d’essai vous évitent de découdre un ouvrage entier.